Dépasser ses limites

Dépasser ses limites selon moi, c’est se dire qu’à 34 ans, c’est stupide de ne pas arriver à vaincre son vertige et donc de ne pas pouvoir finir de détapisser les murs (il y a une bande de papier de quelques dizaines de cm à partir du plafond qu’il reste puisque j’ai le vertige sur un tabouret).
C’est prendre son courage à deux mains et monter sur un tabouret en se disant qu’il ne va quand même pas essayer de nous tuer (mouah ah ah !).
C’est sentir un léger déséquilibre dudit tabouret, perdre tous ses moyens, basculer, retomber lourdement (très très lourdement) sur un des pieds (et le casser net), plier le manche du balai qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment et finir sa chute la tête dans le sac-poubelle rempli de papier peint trempé…
C’est avoir des bleus partout et du mal à s’asseoir pendant quelques jours…

Dépasser ses limites pour Agathe, c’est entourer de ses bras son petit frère pour le protéger du petit chien des voisins (chien adorable) alors qu’on en a une peur panique, tout en appelant au secours (alors que Félix lui n’avait absolument pas peur).

Je vous laisse deviner lequel des dépassements de limites je trouve le plus courageux et le plus mignon (et le moins douloureux !)

Empreintes de doigts

À l’occasion de la St Christophe, nous avons ressorti le livre pour dessiner à partir des empreintes de doigts.

Les enfants se sont éclatés et les dessins sont plutôt bien réussis (je ne parlerai pas des traces d’encre sur les portes, les murs et le rebord du lavabo…)

J’ai un faible particulier pour celui de Théodore

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Petit point abeilles et grosse galère !

Qui dit déménagement dit aussi déménagement des ruches, et qui dit déménagement des ruches dit extraction du miel avant, pour qu’elles soient moins lourdes.
Nous avons donc guetté la météo et décidé d’après les prévisions et les dates des vacances de Christophe de faire l’extraction le lundi.
Nous avons prévenu les anciens voisins pour qu’ils nous ravitaillent le midi (et le soir aussi finalement… et qu’ils gardent les enfants… oui, nous av(i)ons des voisins en or !), avons revérifié la météo le dimanche et vogue la galère.

Lundi matin, réveille sous la bruine… Tant pis, on a tout programmé, on y croit, à Valsonne, il fera beau…
Arrivée là-bas… pluie, encore et toujours… Gloups !
Attente d’une accalmie pour que l’apiculteur en chef puisse aller poser ses chasses-abeilles, puis repas de midi en attendant que ça fasse (un peu effet).

Nous avons pu extraire le miel, sous l’oeil ébahi des petits-enfants de nos voisins.
Je me suis essayée au maniement du couteau à désoperculer (je suis apprentie apicultrice maintenant) et nous avons pu découvrir ce à quoi nous nous attendions : la récolte sera petite. Ce n’est pas une surprise, les autres apiculteurs sont dans le même cas que nous.

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Mardi, la marraine de Clémence est venue nous prêter main-forte pour la suite des aventures apicoles.
Pendant qu’elle gardait les loulous, retour à Valsonne pour le déménagement des filles.
Le déménagement doit se faire de nuit (histoire que tout le monde ou presque soit rentré à la maison). Là, il a fallu sangler les ruches (histoire d’éviter les risques d’ouverture), les fermer et les transporter du rucher au camion. Là encore, nous avons eu de l’aide (et heureusement).
Retour à la maison pour le déchargement. Histoire de limiter les risques de chutes des ruches, le camion a été avancé jusque dans le verger et nous avons fini en les transportant avec le diable jusqu’à leur nouvel emplacement (enfin nous, je n’en ai soulevé qu’une qui était trop lourde pour être faite tout seul, le reste du temps, j’ai construit un HLM de hausses à lécher dans un coin du pré pendant que Christophe gérait comme un chef).
Dans la foulée, Christophe a même rouvert les ruches (parce qu’il est super sympa avec ses filles, et qu’il les autorisent à sortir passé minuit… j’ai un doute sur le fait qu’il soit aussi « cool » avec ses enfants…)

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Direction ensuite la maison, en laissant le camion dans le verger pour ne pas réveiller les voisins… ça, c’était l’erreur !

Mercredi matin, réveil sous la pluie… Il avait en fait plu toute la nuit… Habillage en vitesse pour essayer de sortir le camion du terrain…
Plusieurs essais, une première tentative échouée de peu, un renfort de carton sous les roues, puis de plaque de chanvre, rien à faire… Coincé, coincé, coincé…
Bien sûr, nous ne connaissons quasi personne ici… Direction les voisins (beau-frère de l’ancien proprio) à 7h30, pour leur demander s’ils connaîtraient un paysan avec un tracteur, pouvant nous dépanner.
On a appris ensuite que nous voyant galérer dans le bourbier, ils étaient en train de s’habiller pour aller chercher un tracteur.
Nous avons ainsi fait la connaissance de deux paysans à la retraite et pu apprécier une fois de plus la puissance des tracteurs… Limite, ça semblait trop facile…
Notre belle pelouse est ruinée, mais c’était bien le dernier de nos soucis (et ça l’est toujours d’ailleurs !)

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Nous avons pu enchaîner sur notre journée déménagement (épisode je ne sais même plus combien) et continuer à vider une partie de notre ancienne maison… le tour à bois est donc maintenant ici (qu’est-ce que c’est lourd cette machine !), tout comme la scie à chantourner et tout un tas de planches… mais ce n’est pas fini, il y en a encore… Mais nous avons fait de notre mieux en jonglant avec l’heure à laquelle nous devions rendre le camion et notre fatigue intense (le soir, rien que de marcher nous demandait un effort !)

Rien que pour le plaisir, quelques photos de notre nouveau rucher

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Petite maison dans la prairie

Nous nous habituons bien à notre grand terrain, ses arbres fruitiers et l’espace… Mais qui dit grand terrain, dit herbe à couper… nous avons donc opté pour une tondeuse écologique ! en attendant qu’elle (ils) arrive(nt), il a fallu s’occuper de la clôture.
Christophe a géré ça comme un chef et à une vitesse incroyable ! Ne manque plus qu’une porte et un abris et tout sera parfait pour les moutons !

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Dans l’enclos à mouton, il y a aussi, les filles !
Les ruches ont été déménagées (ce fut épique) ! Elles se plaisent dans leur nouveau chez elle !

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Il ne manque plus que les gardiennes des abeilles… les poules (qui a priori sont des prédateurs du frelon asiatique). Nous avons récupéré un peu de matériel à Doubs et il faut que l’on réfléchisse au poulailler (réutilisation de la niche du chien des anciens proprio, qui pour l’instant sert de remise pour les jouets du bac à sable… que nous n’avons pas encore déménagé ; ou autre palace pour gallinacé… à suivre, le mystère reste entier !)

Les voisins ne sont pas trop paniqués par l’arrivée massive d’animaux, puisque le voisin de nos voisins a une vache de compagnie (et des poules et autres bestiaux) et une des voisines a des poules dans son jardin.

On rajoute à ça une petite fille blonde qui court dans le pré et tombe et on est prêt pour jouer dans la série !

1 an

Notre petit dernier a eu 1 an (oui je sais, on n’a toujours pas changé la bannière quand je dis qu’on manque de temps, ce n’est pas une blague !).

Pour l’occasion, Clémence a dessiné la décoration de son gâteau. C’est Félix qui caresse un lion (parce qu’il est comme ça, il n’a peur de rien !)

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