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Naissance de Charlemagne

À notre retour de Nantes, j’ai eu la mauvaise surprise de découvrir Barsimée en piteux état. Pour tout dire, il a fini dans l’évier (une pensée pour la SDEI ). J’ai sorti la copie de sauvegarde que j’avais au congélateur, mais… il semblait en petite forme… J’ai même cru le perdre. Du coup, pendant que je tentais une réanimation forcenée, j’ai lancé la fabrication de mon troisième levain. Aujourd’hui, alors que Barsimée semble reprendre vie après ce qu’on peut qualifier d’acharnement thérapeutique, levain n°3 est né.

Comme le premier s’appelait Ada, le 2e Barsimée, nous avons cherché un prénom en C pour rester dans la continuité. Une copine a proposé Charlemagne et nous avons gardé ce nom (en plus, avouons-le, il y a peu de risque d’en rencontrer un dans la rue !).

Charlemagne a donc pour mission de faire de GRANDS pains !

Pain de Barsimée bien gonflé !

Pour le pain du jour : 215g de levain + 430g d’eau + 645g de farine. Pétrir au robot 8 mn. Au bout d’une heure, ajouter 1 cuillère à soupe de sel. Laisser lever 3h. Rabattre et mettre dans un récipient au froid pendant la nuit.
Le matin, rabattre et mettre dans une cocotte. Mettre au four (éteint). Il était 7h40
L’après-midi (17h), mettre en route le four, 230 C pendant 1h.

Mon souci… ça a beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP levé… et au bout de 25 mn de cuisson, j’ai dû retirer le couvercle et mettre un récipient d’eau dans le four. Le pain a levé, levé… C’est une belle boule bien dorée.

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Non seulement il est très beau, mais il est aussi très bon ! Et moi, je reste toujours aussi impressionnée par la transformation de l’eau et de la farine en pain… Tout comme le lait avec la présure se transformant en fromages blancs… La magie de la chimie… :-)

Premier jour de vacances

Au programme aujourd’hui, cuisine !

Cuisine pour les oiseaux avec au programme, petits pains de graisse aux graines.

Alors oui, je sais, j’ai utilisé de la graisse végétale hydrogénée et c’est très mauvais pour les artères, MAIS je me dis qu’étant donné la durée de vie des oiseaux, ils mourront de vieillesse avant que ce soit à cause de la nourriture !

Voici donc en images, la séance de cuisine du matin.

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Les petits pains ont durci dans la neige, ne reste plus qu’à les démouler et les offrir aux gourmets ailés !

Les recettes pour les gourmands

Voici les recettes des desserts d’hier pour les gourmands !

Tarte au sucre

Pâte brisée :

250 g de farine
125 g de beurre
50 g de sucre en poudre
1 oeuf
un peu d’eau

Mélanger tous les ingrédients en étaler la pâte dans une tôle à tarte.

Garniture :

150/200 g de cassonade
250 ml de crème
2 oeufs
un peu de sirop d’érable

Verser la cassonade sur le fond de tarte

Mélanger la crème, les oeufs et le sirop d’érable et verser sur la cassonade

Mettre à four chaud (240 °C) pendant 25 minutes.

____________

Tarte au chocolat

La recette de base est ici. Celle que j’ai faite est un peu différente.

1 plaque de chocolat “Pralinoise” (Poulain)
250 gr de chocolat noir
1 paquet de Gavottes (Crêpes dentelles de Bretagne ,non chocolatées) ou 125g de “paillettes” de crêpes dentelles.
200 gr de crème liquide (là, j’ai utilisé de la crème épaisse et c’était un peu aigre du coup, mais très bon quand même !)

Préparation du fond

Fondre une plaque de Pralinoise avec 50 gr de chocolat noir et y écraser à la fourchette un paquet de Gavottes de 125 gr
Pendant que la préparation est chaude, l’étaler entre deux feuilles de papier sulfurisé. Retirer la feuille de papier sulfurisé supérieure.Lorsque ça commence à durcir, mettre dans le moule à tarte pour former le fond.
Mettre à durcir au réfrigérateur.

Préparation de la garniture

Faire bouillir 200 gr de crème liquide. Faire fondre dedans, 200 gr de chocolat noir
Mélanger , étaler sur l’abaisse durcie et laisser refroidir au réfrigérateur.

Petit Barsimée devient grand

Aujourd’hui, je pense que l’on peut dire qu’on approche du résultat rêvé :-)

Pour ceux qui voudraient faire la même chose, j’ai utilisé la méthode 1,2,3 et la technique du pain cocote.

L’avant veille, nourrir son levain de manière à ce qu’il soit en forme au moment de l’utiliser. Ici, je lui ai donné 100g de farine et 100g d’eau ce qui correspond à ce que j’allais utiliser le lendemain.

La veille, mettre 1 mesure de levain, 2 mesures d’eau et 3 mesures de farine (Ici, 200g de levain + 400g d’eau + 600g de farine). Mélanger et laisser au repos 1h. Ajouter 1 cuillère à café et demie de sel.
Laisser au repos 3h.
Transvaser dans un grand récipient hermétique et laisser lever toute la nuit (au début, je faisais comme pour le pain à la levure une levée au froid (i.e. dans les WC du bas, alias le frigo) mais maintenant, je laisse la pâte lever dans la cuisine (où il ne fait pas très chaud, mais au moins entre 16 et 17 la nuit).

Le jour-même, rabattre la pâte et la mettre dans une cocotte fermée (ici une cocotte en verre, car je voulais pouvoir surveiller la levée) et la placer au « chaud » (sur le rebord de la fenêtre, à proximité du radiateur) et laisser lever 7h environ (un pain au levain, ça se mérite…).

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Après la levée

Enfourner à four froid et mettre à cuire 1h à 230°C (je ne sais pas pourquoi, le pain au levain demande une cuisson plus longue que le pain à la levure. Peut-être à cause du taux d’hydratation qui est plus élevé ?).
À la sortie, on a un pain tout doré et qui sent bon :-)

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Vivement ce soir qu’on le goûte !

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La couleur n’est pas bonne, en réalité, le pain est plutôt gris.

 

Une pensée pour Mme Badinter (oui, je ne peux pas m’en empêcher, elle m’a trop gonflée ces derniers jours) qui doit hurler en voyant l’aliénation qui est la mienne puisque je suis derrière les fourneaux, qu’en plus j’allaite ma fille, qu’elle porte des couches lavables, que le jour venu j’utiliserai de nouveau ma moon cup, que je cuisine pour nourrir ma famille et surtout, surtout, que je ne me réalise pas dans le travail et que je ne suis pas indépendante sur le plan financier… À croire que j’ai loupé ma vie… Et le pire dans l’histoire… C’est que je suis heureuse comme ça… C’est à n’y rien comprendre !

Le pain de Barsimée, première (et pas dernière)

Alors, comment dire …

Ce premier pain a donné une magnifique galette :-)

Il y a eu comme un souci au moment de la levée… Je me renseigne donc en ce moment pour trouver le pourquoi du comment (peut-être simplement que Barsimée est encore un peu jeune…).

En dehors de ça, l’odeur est bien là, le goût aussi tout comme les petites bulles dans la mie… Il ne manque donc pas grand-chose :-)

À voir si on transforme ce pain un peu plat en pizza en le coupant en deux ;-) Rien ne se perd, tout se recycle !

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On voit clairement la différence de taille entre ces deux pains qui ont été cuits dans le même moule… Le grand est à la levure, le petit au levain !

 

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La mie, par contre, est plutôt pas mal

Naissance de Barsimée

J’ai longuement hésité sur le titre… J’aurai aussi pu mettre « les aventures d’un levain de campagne » ou « petit levain deviendra grand » ou encore « de la farine au pain »… :-)

Vous l’aurez compris, Barsimée est mon levain !
Comme il est « né » aujourd’hui, je lui ai choisi le nom d’un saint du jour, en veillant à ce que ce ne soit pas un prénom trop courant (là, je devrais être tranquille).

Voici donc le récit des aventures de Barsimée depuis sa conception jusqu’à sa naissance :

J1 : Je mélange dans un bol 10g de farine + 10g d’eau + 5g de sucre. Je filme le bol en faisant 3 trous et je le laisse à température ambiante.

J2 : En allant nourrir la bête, je la découvre en 2 morceaux. Une partie solide au fond du bol et du liquide au dessus. Soit c’est bon signe, car cela signifie qu’il a faim, soit… c’est qu’il a un problème. L’odeur étant celle de la pâte à pain, je continue et le nourris de 10g de farine + 10g d’eau. Je touille de nouveau.

J3 : J’ai peur qu’il ait froid donc je le rapproche du radiateur. L’odeur est toujours bonne, je lui donne de nouveau son repas quotidien 10g de farine + 10g d’eau.

J4 : C’est LE jour de vérité… je jette donc régulièrement un oeil à « la chose » et aperçois quelques bulles se former. Vues de l’esprit ou réalité…
Ce soir, il y a de nouveau une masse compacte au fond, du liquide au dessus et… de la mousse encore au dessus :-) À l’odeur c’est un mélange de pâte à pain et de lait caillé (des fromages blancs avant de les mettre en faisselles), c’est donc gagné ! Barsimée est né !

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Il a de nouveau eu sa ration du jour et est toujours au chaud vers le radiateur (quelle bonne idée d’avoir décalé les fenêtres, il a maintenant sa place attitrée).

Je vais attendre encore un peu avant de faire mon 1er pain (il n’y a pas assez de levain pour l’instant).

La suite des aventures du petit Barsimée, prochainement sur vos écrans :-)

PS : Une petite pensée pour sa grande soeur, Ada, qui après une courte vie tranquille avait mal tourné (sans doute de mauvaises fréquentations) et avait terminé au fond des toilettes… :-D

Chimie culinaire

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Qu’est-ce que c’est ?

En plus d’être une expérience chimique, c’est aussi une très bonne soupe (Théodore a refusé d’y toucher).

La recette se trouve ici

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 Le chou rouge, base de la recette, avant cuisson

 

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L’eau dans laquelle le chou a été blanchi (c’est un terme culinaire, le chou ne vire pas blanc)

 

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Le chou après cuisson (toujours rouge/violet)

 

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Une fois mixé et après ajout du bicarbonate, la base, qui change la couleur

Feu mon bouton

Ça devait arriver, le bouton en bois de ma cocotte n’a pas résisté à ma frénésie boulangère…

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Les ratages en cuisine

Voici un article pour ceux qui me portent trop aux nues quand on parle cuisine…
Je les rassure ici, je ne suis qu’une simple mortelle qui peut avoir des foirages monumentaux…

Je ne parlerai pas ici de mon foirage récurrent qui est d’ailleurs devenu une marque de fabrique, à savoir mon oubli systématique (ou presque) du sel… Et même les fois où je me plante et où je sale deux fois… ce n’est toujours pas assez salé… Pour l’anecdote, pour avoir des garçons, c’est le régime sel… Je me demande comment on a fait pour en avoir deux ;-)

Mon loupage du jour (mais ça avait déjà commencé hier), ça a été les fromages blancs. Depuis quelque temps (années), je fais régulièrement mes fromages blancs. Tout se passait super bien jusqu’à ce que mon ferment en sachet devienne introuvable pour la campagnarde que je suis (petit message en passant à ceux qui sont sur Lyon. À la biocoop, rue du plat, au rayon frais, il y a les boîtes de ferments pour fromages blancs… Ceux qui passent dans le coin sont priés de m’en ramener :-)). On a donc décidé de tenter le ferment liquide.

Hier nous voilà donc en train de préparer 2 litres et demi de lait et de sortir la présure. Sur le « bidon » (tout petit bidon, heureusement), il y a marqué que ça prend en 45 minutes à 35°C Pas de soucis, même si j’ai un gros doute, nous faisons chauffer le lait puis le mettons dans le four pour la durée indiquée. Comme je m’en, doutais, une fois le temps écoulé, le lait n’a pas caillé :-/
Bon, c’est pas si grave, je vais le mettre dans un coin de la cuisinière, comme je le faisais d’habitude, et on n’a plus qu’a patienter.
Ce matin je soulève… Odeur bizarre et toujours rien de nouveau.
Ce midi, ça a commencé a cailler, mais ça ne sent pas très bon.
Ce soir, ça a vraiment caillé, mais… on a tout jeté. Même pas une photo, il aurait fallu laisser la cocotte ouverte trop longtemps…

Résultat des courses, nous avons perdu 2,5 litres de lait, on a de la présure à revendre et… pas de fromages blancs… Adieu cervelle de canut et petits desserts sympa…

Moralité : il ne faut pas saliver avant la fin de la confection des fromages blancs ;-) ou… il ne faut pas changer une équipe qui gagne !